Tendinites 

La tendinite correspond à une inflammation d’un tendon ou d’une aponévrose. Celle-ci induit un gonflement, une légère rétraction et une douleur réveillée par la mise en tension du tendon et qui peut persister au repos. Egalement appelée tendinopathie ou technopathie sportive car ces douleurs surviennent le plus souvent progressivement. L’évolution en l’absence de traitement peut aboutir à une rupture aigue ou progressive après fissuration des tendons.

On distingue :
• les tendinopathies corporéales atteignant le corps du tendon, survient plus chez les personnes sportives entre 20 et 40 ans
• Les tendinopathies d’insertion (enthésopathie) sur l’os du talon (calcanéum), plus chez des personnes en surpoids entre 40 et 60 ans. A part, L’aponévrosite plantaire (épine calcanéenne)

Principalement au niveau de l’arrière-pied elles concernent le tendon d’Achille (calcanéen), ou son insertion, les tendons péroniers (fibulaires) et l’aponévrose plantaire. Plus rarement les tendons tibial antérieur, postérieur et Fléchisseur du gros orteil.

Les causes peuvent être multiples par excès de traction sur le tendon, dans un contexte sportif, ou de surmenage par micro-traumatismes répétés ou des conflits entre le tendon d’Achille et l’os du talon (calcanéum), dans le cadre d’une maladie de Haglund.
Souvent déclenchées par : des défauts techniques et du geste sportif, Surmenage d’activité, L’absence de pratique d’étirements, Une condition physique médiocre, L’utilisation d’un équipement non adapté, Une infection dentaire, La prise de médicaments, Une mauvaise posture, Des erreurs diététiques dont un déficit d’hydratation.

Les tendinites ne sont jamais en première intention d’indication chirurgicale. Toutefois, l’échec aux traitements médico-rééducatif, semelles orthopédiques ondesc de choc, injection intra-tendineuse (PRP), après correction des facteurs déclenchant, peut conduire l’orthopédiste spécialiste en chirurgie sportive de proposer une intervention pour solutionner la douleur chronique et les risques de rupture.

Au stade inflammatoire sans rupture: on peut réaliser une tenosynovectomie (nettoyage des tendons, ou peignage). A ciel ouvert , en percutané ou sous arthroscopie.
Au stade de fissuration tendineuse: il faut faire une synovectomie avec une réparation tendineuse par exérèse de la fissure et si nécessaire tubulisation du tendon pour le renforcer et lui redonner un aspect normal. Ces gestes peuvent être associé à des injections de concentrés plaquettaires (PRP)
Une ostéotomie du calcanéum peut être associée dans le même geste chirurgical ou au cours d’un geste secondaire pour corriger un arrière pied en varus qui pérenniserait une tendinite des péroniers du fait de la déformation. En cas de tendinopathie d’insertion calcanéenne la résection de « La bosse » (Haglund)